Le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 16 mai 2019. REUTERS/Leah Millis
Les dernières informations révélées par le New York Times ne sont pas du goût du camp Trump. Selon le quotidien, les dirigeants de Deutsche Bank auraient ignoré des transactions suspectes impliquant des sociétés contrôlées par Donald Trump et son gendre Jared Kushner. Dans un article publié dimanche soir, cinq actuels et anciens salariés de la banque allemande assurent que la direction de l'établissement financier a rejeté les mises en garde faites par plusieurs employés. Elle aurait refusé d'informer les services américains de lutte contre le blanchiment d'argent lorsque ces transactions ont eu lieu, en 2016 et 2017.
Des employés de Deutsche Bank avaient pourtant rédigé des rapports d'activités suspectes alors que des transferts d'argent ont provoqué des alertes du système informatique, signalant des activités bancaires potentiellement illicites. Mais ces signalements n'auraient pas ensuite été adressés au département du Trésor américain. Cette attitude des dirigeants de la banque, qui a prêté plusieurs milliards de dollars à des sociétés détenues par Donald Trump et Jared Kushner, aurait été récurrente pour protéger les relations avec les clients influents, selon les employés cités par le New York Times.
Et ceux qui osaient s'y opposer prenaient vraisemblablement des risques, puisqu'une employée a déclaré avoir été licenciée l'an passé après avoir fait part de ses inquiétudes sur ces pratiques bancaires.
Des accusations rejetées en bloc
Une porte-parole de Deutsche Bank a de son côté qualifié de "catégoriquement fausses" les accusations de licenciement ou de mutation de salariés dans le but d'étouffer des soupçons sur certains clients. Et elle précise que la banque a accru ses efforts pour lutter contre la délinquance financière.
Une porte-parole…
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